Citoyens en ville
Faire revenir les citoyens en ville
Redonner vie, dynamisme et attractivité à notre centre-urbain pour qu'il reçoive à nouveau tout le monde.
Redynamiser le cœur de Wavre
Le but de la ville est de gérer l'administration, pas de faire du commerce. Cependant, l'importance d'avoir des commerces qui attirent les citoyens n'a visiblement pas beaucoup d'intérêt pour les politiciens en place et ceux qui y étaient. Ma vision est différente.
Pour une ville, avoir des commerces florissants est un enjeu vital qui dépasse largement la simple dimension économique. C'est le véritable moteur de la santé globale de la commune. Les principaux bénéfices s'articulent autour de plusieurs axes majeurs :
- Dynamisme économique et emploi local : Des commerces prospères génèrent des emplois non délocalisables (vente, artisanat, logistique de proximité) et attirent des investisseurs ou de nouvelles enseignes. Ils créent un cercle vertueux pour l'économie locale.
- Recettes fiscales pour la commune : Via les taxes locales (comme les taxes sur les enseignes, les surfaces commerciales ou les contributions communales), des commerces en bonne santé financière permettent de renflouer le budget de la ville, finançant ainsi les infrastructures publiques, les écoles ou les services aux citoyens.
- Lien social et animation urbaine : Les boutiques et les marchés de proximité sont des lieux de rencontre quotidiens. Ils luttent contre l'isolement, donnent de la vie aux rues et transforment un simple espace asphalté en un lieu de vie chaleureux et accueillant.
- Attractivité résidentielle et touristique : Une ville qui propose une offre commerciale diversifiée, de qualité et vivante attire de nouveaux habitants et retient les jeunes ménages. Pour les visiteurs ou les touristes, c'est aussi un critère déterminant de découverte et de flânerie.
- Sécurité et « yeux dans la rue » : Des vitrines éclairées, des rues fréquentées et des commerçants ouverts sur l'espace public participent naturellement à un sentiment de sécurité et de propreté. Une rue commerçante est une rue vivante, moins sujette aux incivilités ou aux désertions urbaines.
« Une ville vivante est une ville où l'espace public s'appuie sur des commerces forts pour rassembler ceux qui l'habitent et le font vivre au quotidien. »
Le piège des nouvelles ouvertures et les réactions de terrain
C'est un grand classique des discussions de comptoir ou des réseaux sociaux locaux : dès qu'un nouveau rideau se lève, la critique fuse souvent avant même que le commerce n'ait eu le temps d'ouvrir sa caisse.
Ce phénomène de rejet ou de lassitude (« Pff, encore un... ») s'explique par plusieurs dynamiques bien ancrées dans nos habitudes et dans la gestion des centres-villes :
- L'effet de saturation des « commerces de flux » : Quand une ville compte déjà un nombre incalculable de coiffeurs, de barbiers, d'agences d'intérim, de boutiques de vape ou de night-shops, l'ouverture d'une énième enseigne du même type donne l'impression d'une absence totale de vision ou de renouvellement. Les habitants ont le sentiment qu'on tourne en rond.
- Le fantasme du commerce « idéal » perdu : Les riverains projettent souvent sur un local vide leurs propres envies (une vraie librairie indépendante, un fromager, un café culturel, une épicerie de quartier). Quand c'est finalement un service impersonnel ou un énième salon de beauté qui s'installe, la déception se transforme immédiatement en critique.
- La facilité économique pour le propriétaire : Ce sont précisément ces types de commerces (coiffeurs, ongleries, snacks) qui demandent le moins d'infrastructures lourdes, de gros investissements en stock ou de logistique complexe à lancer. Pour un propriétaire de bâtiment ou un porteur de projet au budget serré, c'est souvent la solution la plus rapide pour occuper une cellule vide.
- Le symptôme d'une vitalité en trompe-l'œil : Voir les vitrines se remplir rassure sur le plan visuel (pas de chancre commercial), mais si ces commerces tournent en boucle et ferment aussi vite qu'ils ouvrent (ou qu'ils servent de vitrines à des activités de façade), cela renforce le sentiment d'un centre-ville fragilisé.
Une vision proactive : l'étude de faisabilité, le cadastre et l'intégration
Le commerce en ville est l'un des moteurs essentiels pour sortir de la désertification, mais c'est un dossier exigeant. Lorsqu'un porteur de projet demande à s'implanter, ma vision est claire : nous devons exiger un dossier sérieux, examiné par un collège compétent composé de financiers et de spécialistes en marketing.
Je me suis souvent interrogé. Supposons qu'un commerçant décide d'ouvrir un magasin de marches d'escalier en cuir simplement parce qu'il aime ça... On s'accorde tous à dire que la moindre étude de marché conclurait que c'est mort-né. Pourtant, sans filtre ni accompagnement, ce type de projet aberrant peut voir le jour.
C'est pourquoi, pour éviter que notre centre-ville ne subisse ce ballet incessant d'ouvertures et de fermetures, l'étude de faisabilité doit devenir la règle. Car indirectement, chaque échec commercial renforce le fatalisme ambiant et alimente la petite phrase désabusée : « Pff, ben oui, à Wavre, c'est mort ! » Imposer une rigueur économique minimale, c'est protéger l'entrepreneur contre lui-même tout en préservant l'image de toute notre ville.
Aller de l'avant, c'est aussi se doter d'un cadastre précis des commerces manquants afin d'orienter activement les investisseurs vers les réels besoins des Wavriens. C'est également s'engager à faciliter l'intégration de ces nouveaux commerçants en fluidifiant les démarches et en les connectant d'emblée à notre tissu local.
Revitaliser le bâti et réinventer notre vitrine numérique
Côté immobilier, face aux cellules vides, trouvons des accords gagnant-gagnant avec des propriétaires et architectes pour aménager une entrée indépendante vers l'étage. Dissocier ainsi le rez-de-chaussée commerce du logement à l'étage permet de créer des habitations distinctes et de ramener durablement de la vie dans nos rues.
Enfin, parlons numérique : il est grand temps de créer un site web commercial véritablement engageant, aux antipodes de ces annuaires institutionnels froids que personne ne consulte. À ce sujet, j'ai une idée particulièrement séduisante... mais je préfère la garder secrète pour l'instant !
Et ce n'est qu'un début...
Ici, ce sont quelques idées simples et la liste est longue. Mais je ne veux pas que mes idées servent aux autres partis pour leur campagne : s'ils ne sont pas inventifs, je ne veux pas l'être pour eux.